Le test standard pour une application grand public mobile-first est la facilité avec laquelle un non-développeur peut traduire une idée d'interface soignée et adaptée au tactile en un prototype interactif et réactif. Contrairement aux tableaux de bord pour ordinateur, les mises en page mobiles réussissent ou échouent selon leurs micro-interactions, la précision des zones cliquables et la propreté des thèmes visuels. En jugeant Lovable et Anything sur ce point, la divergence est nette : Lovable cherche à construire une base de code React full-stack et déployable synchronisée avec GitHub, tandis qu'Anything se concentre sur un canevas visuel où l'on peut sélectionner des blocs individuels et demander à l'IA de les modifier directement.
Ce cas d'usage mobile expose les limites du "vibe coding" pur, surtout quand les mises en page doivent s'adapter dynamiquement à différentes tailles d'écran. Le design mobile-first exige des mises en page CSS extrêmement fiables, des ajustements locaux rapides et des coûts de tokens prévisibles lors des cycles d'itération sans fin nécessaires pour donner un aspect premium à l'application. Les modes de panne typiques de cette catégorie - des conteneurs CSS brisés aux bugs soudains lors du refactoring du projet - sont précisément ce qui détermine si l'une ou l'autre plateforme peut dépasser le stade de la simple page d'atterrissage statique pour devenir une expérience utilisateur interactive et vivante.